On ne parle pas le francophone

contribution à l'ouvrage "Pour une littérature-monde" à paraître fin mai 2007 chez Gallimard; par Tahar Ben Jelloun

2007
 

Ce texte est paru dans "Le Monde Diplomatique" du mois de mai 2007 ; ainsi que dans "Le Monde diplomatique" version allemande.

Souche/pas souche

Par Tahar Ben Jelloun

Je suis un écrivain pas souche. Comme Milan Kundera, Alain Mabankou, Hector Bianciotti, Kateb Yacine, Georges Schéhadé, Amine Maalouf etc ma souche n’est pas de France et pourtant je suis comme mes autres camarades un écrivain français.
Au moment où un ministre de l’intérieur nous promet un ministère de l’immigration et de l’identité nationale, il est urgent de rappeler que cette question de soucherie est de l’ordre de l’identification policière, donc porte ouverte à la discrimination et au bouleversement d’une réalité qui échappe aux politiques parce qu’il s’agit de langue et d’imaginaire, de création et de cousinage de mots venus pour certains d’une autre durée, d’autres univers.

Pourquoi la cave de ma mémoire où habitent deux langues ne se plaint jamais ? Les mots y circulent en toute liberté et il leur arrive de se faire remplacer ou supplanter par d’autres mots sans que cela fasse un drame. C’est que ma langue maternelle cultive l’hospitalité et entretient la cohabitation avec intelligence et humour. Ainsi, que de fois il m’est arrivé en écrivant d’avoir un trou, un vide, une sorte de lacune linguistique. Je cherche l’expression ou le mot juste, mot parfois banal et je ne le retrouve pas. La langue arabe, classique ou dialectale, vient à mon secours et me fait plusieurs propositions pour me dépanner. Ces mots arabes, je les écris dans le texte même en attendant que ceux qui m’ont lâché reviennent. C’est une question d’humeur, de fatigue ou d’errance. Oui, il m’arrive de céder à une errance dans l’écriture comme si j’avais besoin de consolider les bases de mon bilinguisme. Je fouille dans cette cave et j’aime que les langues se mélangent, non pas pour écrire un texte en deux langues mais juste pour provoquer une sorte de contamination de l’une par l’autre. C’est mieux qu’un simple mélange ; c’est du métissage comme deux tissus, deux couleurs qui composent une étreinte d’un amour infini.
Cette situation est simplement fabuleuse. Personne ne peut affirmer que cette appartenance à deux mondes, à deux cultures, à deux langues n’est pas une chance, une merveilleuse aubaine pour la langue française. Car c’est en français que j’écris et que, pour des raisons de choix et de défi, je ne me suis jamais senti prédisposé à créer en langue arabe classique. Malheureusement je ne maîtrise pas cette langue, belle, riche et complexe. Une question de hasard et d’histoire. Il aurait fallu tôt s’investir entièrement dans cette langue pour pouvoir l’utiliser et en faire l’expression privilégiée de mon imaginaire avec l’ambition de raconter des histoires qui sont autant de desseins humains ; je savais cependant, comme le dit un personnage de « Le bruit et la fureur » de William Faulkner que « les mots ne correspondent jamais à ce qu’ils s’efforcent d’exprimer ».
Dès l’école primaire, je me suis trouvé face aux deux langues, joyeusement confronté à deux tribus de mots, à deux maisons l’une plus vaste que l’autre, mais toutes deux hospitalières, aérées, spacieuses avec quelques trésors cachés sous le marbre ou le zellige taillé par des artisans talentueux. Mon père craignait que le français ne l’emporte sur l’arabe, ma mère, qui ne savait ni lire ni écrire, me disait « apprends toutes les langues, le principal c’est que tu continues à me parler en arabe dialectal ! ».
Mes premiers poèmes, je les ai écrits tout naturellement en français parce que je venais de lire « Les Yeux d’Elsa » par Louis Aragon et que j’ai été bouleversé par ces poèmes largement inspirés de la poésie amoureuse des Arabes d’Andalousie. Ces textes m’ont accompagné durant mon adolescence et pour m’adresser aux jeunes filles, je leur citais quelques vers d’Aragon. Depuis j’ai découvert les surréalistes, et là, je savais que la langue française serait celle que j’utiliserai pour tout dire. Je ne sais pas si j’ai tout dit, mais le français me donne une liberté, une jouissance qui m’enchantent et fouettent avec une belle énergie mes pensées les plus enfouies.
C’est cette même liberté qui règne dans ma cave. Elle permet aux mots des deux langues de se toucher, de s’échanger et même d’émigrer.
Si le ministère de l’Intérieur français généralisait le système des visas pour fouler le sol de la France, beaucoup de mots resteraient au seuil des frontières. La langue française a intégré dans son parler et ses dictionnaires des centaines de mots arabes, mots quotidiens, d’autres plus techniques. Mais ce passage, cette intégration se sont faits à l’insu des censeurs et autres contrôleurs. On n’a pas encore inventé « la police des langues » mais cela ne saurait tarder si on réagissait pas.

Il faut déplorer combien l’Etat français se trompe en diminuant les crédits de la coopération culturelle dans le monde. Plus la France fait des économies sur la culture, surtout celle qui s’exporte et la représente à l’étranger, plus elle accentue le déclin de la langue française et de sa culture dans le monde. Ce sont des économies misérables, marquées par une mesquinerie qui jure et détonne avec la beauté et la splendeur de la langue française. En réduisant ses budgets, la France se fait mal voir et mal considérer, se comportant comme un pays sans grands moyens, prêt à solliciter ou recevoir l’aumône.

Mais ceux qui décident ce genre de sape dans les budgets sont des politiques assez médiocres qui ont une vision courte et sans grande ambition, considérant qu’à partir du moment où la culture n’est pas rentable immédiatement, il faut la négliger et chercher du brillant ailleurs. Telle est l’époque. C’est le règne de la valeur marchande.
Mais nous ne comptons plus sur l’Etat et sa politique pour continuer de servir la langue française, pour la travailler, la réinventer, la métisser, la bousculer et en sortir ce que nous portons de meilleur en nous. Quand je dis nous, je pense à tous ces écrivains quasi anonymes qui écrivent et essaient de pousser les portes de l’édition française ; je pense à ces poètes qui, tout en sachant que les grands éditeurs ont cessé ou presque, à quelques exceptions près de publier de la poésie, continuent d’écrire et d’illustrer cette langue qui n’est pas leur langue mère ; ils se battent avec les moyens du bord pour que leurs poèmes parviennent à quelques lecteurs.

Dans « L’année de la mort de Ricardo Reis » José Saramago écrit que « …la langue choisit probablement les écrivains qui lui sont nécessaires, elle les utilise pour exprimer une parcelle de la réalité… ». Je voudrais ajouter à ce constat que la langue exprime aussi ce qui est derrière cette parcelle, ce qu’on ne voit pas ou qu’on ne dit pas. Elle va au-delà du réel, car elle ne se plie pas à la réalité visible mais à ses composantes les plus mystérieuses, les plus énigmatiques.
Ainsi j’ai été choisi alors que j’ai toujours été persuadé que la question du choix ne s’est même pas posée, sauf qu’au moment de passer de l’apprentissage à l’écriture, le français s’est imposé à moi avec un naturel déconcertant. La preuve : je n’ai jamais changé de langue.
Il m’est arrivé parfois de me rebeller contre la notion si ambiguë, si étroite de la francophonie. Est considéré comme francophone l’écrivain métèque, l’écrivain pas souche, celui qui vient d’ailleurs et qui est prié de s’en tenir à son statut légèrement décalé par rapport aux écrivains français de souche.

Cette notion de souche est aussi antipathique que celle de francophone. Cette distinction existe, elle est faite par les dictionnaires, par les médias et par les politiques. Pour peu elle ressemblerait à une discrimination. Mais on passera outre et on priera les tenants officiels de la francophonie d’avoir un peu d’imagination pour renoncer à cette histoire de soucherie et d’englober dans la littérature française tous ceux qui écrivent en français en sachant pertinemment qu’il existe plusieurs façons de manier cette langue allant de Marcel Proust à L.F.Céline en passant par Aimé Césaire et Kateb Yacine entre autres.
Cette colère n’a plus lieu d’être. Simplement parce que le public, le grand public ne fait pas de distinction entre une littérature « noire » et une autre « blanche », une littérature de « souche » et une autre « métèque pas souche » et qu’il aime la bonne littérature quels qu’en soient l’auteur, sa couleur de peau, ses origines géographiques, ses horizons ou le grain de sa voix quand il lui arrive de lire ce qu’il a écrit. Depuis, on sait que la francophonie a rejoint son statut d’origine, celui d’une aire politique entretenant une mémoire coloniale à peine dépassée ou plutôt déguisée.
Elle sert à réunir les chefs d’Etat des pays dits francophones, à donner à la France l’illusion qu’elle contrôle ou au moins qu’elle cultive une certaine amitié, pour ne pas dire ses intérêts. Il s’agit d’une sorte de matriarcat ambigu, mais personne n’est dupe et surtout pas les écrivains. A voir ces chefs d’Etat africains s’aligner sagement autour du président français pour la « photo de famille » a quelque chose de pathétique et d’anachronique. Et ils aiment ça !

La langue est naturellement le fondement de la culture. La culture c’est la vie quotidienne, la vie qu’on essaie de comprendre tout en sachant qu’elle est faite de mystère, de hasard, de secret et d’incompréhension. La langue nous donne l’illusion de comprendre le monde, de le sonder, de le connaître et même de le dominer. Depuis Henri Bergson on sait que « l’intelligence est caractérisée par une incompréhension naturelle de la vie », alors on se réfugie dans le langage, on prend à témoin les mots et on les manipule jusqu’à effacer cette illusion.
Les mots soulèvent la terre de notre enfance et l’éparpillent dans les saisons qui nourrissent notre espoir. Que ces mots appartiennent à la langue de Racine ne change rien à l’entreprise, sauf que dans le cas des écrivains venant d’ailleurs, ces mots prennent une couleur particulière car ce ne sont pas des mots orphelins mais des mots qui ont baigné dans des mémoires de toutes les épices.

Curieusement, quand on parle de Frantz Kafka, de E.Cioran, de Samuel Beckett, ou d’Eugène Ionesco, il est très rare qu’on rappelle qu’ils n’écrivaient pas dans leur langue mère ou bien qu’ils allaient d’une langue à l’autre sans que cela offusque ou fasse problème.
Ceux qu’on désigne du doigt, ceux qui doivent se justifier, montrer leurs « papiers », ceux qu’on regarde avec suspicion, ce sont les « métèques », lesquels sont heureux de cultiver ce jardin français, un immense jardin public où poussent toutes les fleurs sans parler des mauvaises herbes, ingrédients indispensables pour faire de la bonne littérature.
Je me souviens du poète marocain Mohamed Khaïer Eddine, un berbère arrivé en France peu de temps après le tremblement de terre d’Agadir (1961), un poète rebelle, insolent, portant la rage et la mort à la boutonnière, puisant dans le dictionnaire les mots rares pour dire toutes ses colères. Jusqu’à sa mort, il a persisté dans la maltraitance de la langue française pour en sortir des poésies d’une exceptionnelle fulgurance. Il saccageait le français tout en étant irréprochable sur la syntaxe, le pliait à son désir de tout déballer, de tout déconstruire. Lui, « francophone » ? Il hurlait : « Poète, Dieu et rien d’autre ! ».

Je me souviens de Kateb Yacine, poète errant, incompris dans son pays, l’Algérie, ne sachant pas contenir sa rage si ce n’est dans une auto-destruction, mélanger le français, l’arabe et le berbère dans une pièce de théâtre « Mohamed prends ta valise ». Un acte courageux qui lui a permis de communiquer directement avec le peuple immigré en France. Face au grand succès qu’a connu cette pièce, une gazette de l’armée algérienne l’a attaqué et les premiers islamistes l’ont persécuté interprétant le titre de la pièce à la lettre, Mohamed étant dans leur esprit le Prophète ! Kateb Yacine qui, après avoir assisté au massacre perpétré par l’armée française sur la population de Sétif en 1945, avait décidé d’entrer « dans la gueule du loup » pour écrire. Cela donnera plus tard « Nedjma », roman d’une densité exceptionnelle paru en pleine guerre d’Algérie, ce qui a poussé son éditeur (Le Seuil) à accompagner le texte d’une préface !
C’est dans une langue pure, brutale, précise, lumineuse que Kateb a écrit des pages inoubliables des lettres françaises.
Dans un autre esprit, plus sage, plus sagace, le libanais Georges Schéhadé a lui aussi donné à la langue française quelques unes de ses plus belles pages.

Je ne citerai pas là tous ceux qui ont nourri et enrichi cette langue au point de la faire migrer dans des contrées et des intimités où elle n’aurait jamais pu entrer toute seule. Je voudrais juste rappeler que ni Khaïr-Eddine, ni Kateb, ni Schéhadé ne se réclamaient de cette francophonie qui leur était étrangère parce qu’elle se pavanait davantage dans les palais présidentiels que dans les exigences des poètes. Eux n’avaient nullement besoin d’une étiquette pour continuer de chanter, de hurler, de danser et de s’enivrer avec une langue beaucoup plus hospitalière, plus généreuse, plus large que l’esprit politique qui essayait d’en tirer profit.
Tout le paradoxe est là. On ne parle pas le francophone. On ne l’écrit pas non plus. Le francophone est un « machin », taillé sur mesure pour que les politiques puissent s’abriter derrière alors que l’accès à l’école française dans certains pays est des plus limité, que la circulation des hommes (étudiants, artistes, intellectuels) est rendue très difficile, que les instituts français dans le monde où l’on aime la langue et la culture françaises crient misère. La France a des mots choisis pour parler de sa politique de coopération, mais elle n’a pas les moyens de cette politique. L’argent s’en va ailleurs, dans des projets de défense ou de sécurité. La quatrième puissance du monde n’a pas les moyens de renouer avec son passé de puissance culturelle et il lui arrive de se plaindre.
Les Anglais n’ont pas eu besoin de créer des institutions en vue de promouvoir « l’anglophonie ». Ils considèrent leurs écrivains nés hors de ses frontières et écrivant en anglais comme des écrivains anglais. Il n’y a pas de débat, pas de conflit, pas d’ambiguïté.
J’ai demandé un jour à Salman Rushdie s’il se considère comme un écrivain britannique. Il m’a répondu : « oui, bien sûr mais je suis aussi un écrivain indien, simplement parce que ma source d’inspiration est principalement indienne ». J’ai posé la même question à Hanif Kureïchi, dont les parents sont du Pakistan. « Ecrivain anglais, évidemment ! » a-t-il répondu.
Quoiqu’il en soit, ces écrivains qui ne sont pas britanniques de souche vivent et écrivent comme s’ils étaient des anglais avec un imaginaire spécifique, sont perçus et lus comme des auteurs anglais au même titre que John Le Carré ou Martin Amis. L’arrière fond historique n’est pas le même qu’a la France avec les pays du Maghreb et de l’Afrique noire. De là à considérer la francophonie comme un des aspects ou une des conséquences de la colonisation, il n’y a qu’un pas. Je ne le franchirai pas, parce que ce serait facile de tout mettre sur le dos de l’histoire. La francophonie en tant qu’institution vit aussi grâce à ceux qui y croient en dehors de l’hexagone. Certains s’y accrochent à défaut d’avoir une reconnaissance naturelle et évidente. Qu’importe, une langue a ceci de particulier : c’est une immense maison aux portes et fenêtres sans cadres, ouvertes en permanence sur l’univers ; c’est un pays sans frontières, sans police, sans Etat, sans prisons. La langue n’appartient à personne en particulier, elle est là, disponible, malléable, vive, cruelle, magnifique et toujours truffée de mystères. Le français n’échappe pas à cette vision. Il est parlé par des millions de personnes qui ne sont pas juridiquement des Français. Elle est écrite, malmenée, enrichie, fécondée par des milliers de créateurs éparpillés dans le monde.
Je me souviens d’un vietnamien, un homme ayant plus de soixante dix ans, interrogé par Radio France, regretter avec élégance que le consulat de France à Hannoï lui ait refusé un visa touristique en vue de revoir la Sorbonne où, une quarantaine d’années plus tôt il avait soutenu une thèse sur la poésie de Victor Hugo. Pour dire ses regrets, il s’est mis à réciter « Les Contemplations » appris par cœur. Hommage à la langue, hommage à l’esprit et à la générosité d’une culture, empêchée parfois de vivre à cause du zèle ou d’un racisme profond et non reconnu de certains petits fonctionnaires butés et incultes. Cet homme ne se plaignait pas, il racontait juste qu’un petit fonctionnaire de la France l’a empêché de réaliser un rêve. Il termina son témoignage en récitant un poème de Mallarmé.
Aujourd’hui, le français n’est parlé au Viet-Nam que par une infime minorité de gens : quelques survivants de l’époque de l’Indochine et quelques très jeunes qui prennent des cours à l’Institut français. Le reste de la population s’est mise à l’anglais.
La passion de la langue française ne sera jamais inutile. Elle s’étend, se répand et se développe à l’insu de la fameuse souche hexagonale. Ceux qui parlent et écrivent le français n’aiment pas s’expliquer sur leur fréquentation de la langue et des écrivains qui l’ont portée au sommet des civilisations. Ils regrettent que la patrie de la langue soit moins concernée par son avenir. La France pense que sa langue est assez forte pour résister toute seule aux assauts de l’anglais ou de l’espagnol. Cette arrogance est de l’ignorance. Parce qu’elle est le fondement de toute culture, la langue a besoin d’être entretenue, fêtée, célébrée, aimée pour qu’elle s’enrichisse et se répande avec bonheur et largesse. Pour cela, il faudra renoncer à l’avarice du cœur et aux sapes des budgets de la culture et de la coopération. Mais cela n’a jamais empêché des poètes, des romanciers, des créateurs de s’engager pour vivre le français et le faire vivre par delà les frontières et les politiques aux visions étroites.

Comme René Char, « j’ai de la difficulté à me reconnaître sur le fil des évidences », alors je reviens aux mots, à leurs défis et à leurs complexités.

Je voudrais dire le bonheur d’écrire, je veux dire l’angoisse et le doute, l’impatience et la ferveur. Ecrire en français ne m’a pas posé de problème, car le français est ma langue et personne ne pourra me l’arracher ou l’étouffer. Je me sens un peu comme un autre personnage de William Faulkner (Moustiques ) qui se définit ainsi : « passionné, simple et éternel dans l’obscurité équivoque et dérisoire du monde ». C’est dans ce trouble, cette diversité et cette absence de certitude que mon imaginaire s’exprime en français et il m’est arrivé d’avoir le témoignage de certains lecteurs qui m’ont assuré m’avoir lu en arabe quand ils lisaient mes livres en français. Cela est une autre histoire mais elle n’est ni absurde ni dérisoire, elle est vraie et je me demande encore pourquoi.

Tanger Février 2007.

Tahar Ben Jelloun.

Né en 1944 à Fès. Etudes et enseignement de philosophie.
A publié une quinzaine de romans dont « l’Enfant de sable », « La Nuit sacrée » (Prix Goncourt 1987) ; « Cette aveuglante absence de lumière » et « Partir ».
Poésie/ Gallimard vient de publier « Le Discours du chameau » suivi de Jenine et autres poèmes.